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Mines de plomb de Largentière

Mines de plomb de Largentière

Patrimoine industriel et artisanal
Usines et ateliers

Adresse : Montredon

Commune : Largentière

Période : Du Moyen-Âge à 1983

Résumé

Un gisement métallifère de piémont cévenol au bord de la « Ligne », connu au Moyen-Âge, dès le Xe siècle, donne naissance à des mines d’argent à l’origine de l’implantation de la ville de Largentière, et qui lui laisseront son nom.

Historique

Au Moyen-Âge, ces mines sont assez importantes pour autoriser les évêques de Viviers à battre monnaie, et pour être à l’origine de plusieurs conflits avec les puissants comtes de Toulouse. L’exploitation parait cesser vers la fin du XIVe siècle. Subsistent longtemps d’importantes « haldes », visibles sur d’anciennes photos.
L’expansion industrielle du XIXe suscite de nouvelles recherches, ainsi qu’une brève reprise de l’exploitation de plomb et argent entre 1875 et 1883.
Une exploitation contemporaine, précédée par une campagne de prospection méthodique sur un vaste territoire, débute après réalisation à partir de 1961 des travaux d’infrastructure nécessaires par la société Peñarroya. Cette exploitation très industrielle concerne l’ensemble des métaux du gisement. Elle mobilise d’importants moyens, emploie directement plusieurs centaines de personnes et sollicite la sous-traitance durant plus de 20 ans, avant l’arrêt d’exploitation. Celui-ci survient en 1983, après un conflit de plus de 6 mois, suivi d’une mise en sécurité des installations. Au total 361000 tonnes de plomb, 69000 de zinc, 770 d’argent ont été extraites du sous-sol des communes de Chassiers, Montréal et Largentière.

Description architecturale

Il subsiste des éléments bâtis très anciens : le château de Largentière, en particulier son donjon central du XIIe siècle, né de l’exploitation médiévale. La trace d’une entrée de galerie XIXe est visible au nord de la ville.
L’essentiel des travaux réalisés au XXe siècle par Peñarroya n’est plus accessible : 80% des travaux sont ennoyés, les entrées ont été soigneusement murées. Une entrée demeure visible sur la vieille route de Chassiers. Reste une grande partie des installations de surface : l’imposante tour en béton, haute de 47 m, du puits de Montredon, entourée des bâtiments du broyage, de la laverie, des ateliers,… Ces bâtiments industriels caractéristiques constituent un ensemble, dont l’entretien minimal accuse les 50 ans. Subsistent aussi une partie des immeubles d’habitation collectifs et au sud du Mas du Bosc, au lieu-dit le Colombier, la digue bien visible du dépôt des stériles et son ancien lac de décantation, recouvert aujourd’hui sur 24 hectares par les panneaux d’une centrale photovoltaïque.
Et bien sûr la mémoire, partagée par les anciens mineurs et par nombre d’habitants, de cette période intense d’activité qu’a apportée la mine Peñarroya durant les années 1960 à 1980…

Monument historique : non

Statut de la propriété : Non concerné

Ouverture au public : Non

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Date de mise à jour de la fiche : 2017-11-29

Sources

Auteur de la fiche d'inventaire : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

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